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Vous souhaitez comprendre comment un roumain peut travailler en france, que vous soyez employeur français ou travailleur roumain ? Vous trouverez ici une réponse claire et opérationnelle : conditions de séjour, accès à l’ emploi, droits du citoyen roumain et principales démarches administratives à connaître pour être embauché en france dans un cadre parfaitement légal.
Pourquoi et comment un roumain en france peut séjourner légalement
Depuis le 1er janvier 2014, un ressortissant roumain bénéficie pleinement de la liberté de circulation au sein de l’Union européenne. Concrètement, cela change tout : pour travailler en france, il n’a pas besoin d’ autorisation de travail ni de titre de séjour spécifique. Ce droit découle directement de son statut européen, sous réserve de respecter les règles générales applicables à tout séjour dans un autre État membre.

Fin des mesures transitoires et liberté de séjour
La Roumanie a rejoint l’Union européenne en 2007, mais l’accès au marché français est resté encadré jusqu’au 31 décembre 2013. Depuis, les restrictions ont disparu. Un roumain en france peut donc chercher un emploi, signer un contrat et commencer à exercer une activité salariée sans formalité préalable liée au travail.
Trois facteurs expliquent l’attractivité de la France pour les travailleurs roumains : des rémunérations plus élevées, une protection sociale solide et de réelles perspectives dans des secteurs qui recrutent activement, BTP, santé, restauration et logistique.
Carte de séjour facultative ou obligatoire pour les Roumains
Point essentiel : le titre de séjour roumain en france n’est, en principe, pas une obligation. La carte de séjour portant la mention « citoyen UE » reste facultative. Dans la pratique, un passeport roumain valide ou une carte d’identité roumaine en cours de validité suffit pour justifier l’identité et le droit au séjour.
Au-delà de trois mois, un citoyen roumain peut devoir démontrer qu’il travaille, qu’il dispose de ressources suffisantes ou qu’il remplit les conditions prévues pour résider durablement en France. La carte de séjour peut alors faciliter certaines démarches administratives du quotidien, par exemple pour louer un logement ou ouvrir un compte bancaire, sans conditionner pour autant le droit d’accès à l’ emploi.
Pourquoi les Roumains choisissent la France pour travailler
La France propose des rémunérations supérieures, une couverture sociale parmi les plus solides d’Europe et des secteurs en tension qui recrutent en continu. Pour un salarié comme pour un employeur, le cadre est lisible et sécurisé.
Pour exercer une activité salariée, aucune démarche consulaire n’est requise. Le futur salarié doit surtout disposer d’un document d’identité valide, notamment un passeport roumain si nécessaire, puis signer un contrat conforme au droit français. Autrement dit, un ressortissant roumain peut être embauché en france rapidement, sans autorisation de travail, sans permis spécifique et, en règle générale, sans titre de séjour imposé. Pour vérifier le cadre officiel applicable au séjour et au travail en france, vous pouvez consulter cette ressource : roumain travailler France.
Autorisation de travail et formalités d’embauche pour l’employeur
Pour une entreprise française, l’embauche d’un ressortissant roumain est particulièrement fluide. Un ressortissant roumain peut travailler en toute légalité sans autorisation de travail préalable, sans taxe OFII et sans procédure spécifique supplémentaire. En pratique, l’employeur suit les mêmes étapes que pour un recrutement classique.
Aucune autorisation de travail requise pour les salariés étrangers de l’UE
Sur le sujet de l’autorisation de travail en France pour les étrangers, la règle est claire pour un citoyen de l’Union européenne. Si vous souhaitez embaucher un travailleur roumain, vous n’avez pas à demander une autorisation à la préfecture, au consulat ou à une autre administration. Le droit au travail en France découle directement de la citoyenneté européenne.
La différence est nette par rapport à l’embauche d’un ressortissant hors Union européenne. Ici, pas de procédure longue, pas de coût administratif additionnel, pas d’obligation de justifier l’absence de candidats disponibles sur le marché local avant l’embauche de salariés roumains. Résultat : un salarié roumain peut être embauché en France en quelques jours, dès lors que le recrutement est finalisé.
- Pas de permis de travail : aucun permis de travail ni visa professionnel n’est exigé pour un Roumain en France. Une carte d’identité valide ou un passeport roumain suffit.
- Pas de taxe OFII : l’employeur n’a pas à supporter les frais applicables à certains salariés étrangers hors UE.
- Pas de test du marché : vous pouvez avancer sans démontrer qu’aucun candidat français n’était disponible avant l’embauche de salariés roumains.
- Protection immédiate : dès son arrivée, le salarié relève du Code du travail français et de la convention collective applicable.
Formalités obligatoires côté employeur lors du recrutement
Recruter un salarié roumain en France ne crée aucune formalité supplémentaire par rapport à un recrutement classique : les obligations de l’employeur restent identiques, qu’il s’agisse de déclarer l’embauche, de formaliser le contrat ou de sécuriser le suivi médical.
- DPAE (Déclaration préalable à l’embauche) : la DPAE doit être envoyée à l’URSSAF au plus tard dans les 8 jours précédant la prise de poste. Elle permet notamment de lancer l’immatriculation à la sécurité sociale.
- Registre unique du personnel : l’inscription du salarié est obligatoire dès le premier jour de présence effective.
- Contrat de travail : le contrat de travail doit être rédigé en français et préciser les éléments essentiels du poste : qualification, durée, période d’essai, rémunération et cadre de la mission.
- Suivi médical : la visite d’information et de prévention doit être organisée dans les délais prévus, en principe dans les trois mois suivant l’arrivée.
L’absence de numéro de sécurité sociale avant l’embauche d’un ressortissant n’empêche rien. Le salarié peut parfaitement commencer son emploi, puis être régularisé via les déclarations habituelles. Pour un collaborateur étranger en France, mais citoyen de l’UE, il n’y a donc pas d’obstacle administratif majeur lié au séjour ou à la prise de poste.
Trouver un emploi en France depuis la Roumanie
Pour trouver un emploi depuis la Roumanie, plusieurs canaux sont fiables : plateformes généralistes, réseaux professionnels et agences spécialisées. Les agences franco-roumaines ont un avantage concret : elles connaissent les attentes des entreprises, préqualifient les profils et sécurisent l’ensemble du parcours. Pour comprendre rapidement le cadre légal applicable à un salarié roumain, vous pouvez consulter travail roumain france.
Dans les faits, un candidat roumain peut être embauché en France sans procédure lourde, à condition de présenter des documents d’identité valides et de répondre aux critères du poste.
Un bon niveau de français reste un accélérateur très concret. Pour les postes qualifiés ou en contact avec des clients, un niveau B1 ou B2 est généralement recommandé. C’est souvent ce qui fait la différence entre une mission ponctuelle et un projet durable en France.
Détachement ou embauche directe dans une entreprise française
Un travailleur roumain en France peut rejoindre le marché français par deux voies très différentes : le détachement via son employeur roumain, ou l’embauche directe par une entreprise française. Le choix n’est pas qu’administratif. Il engage la durée de mission, la protection sociale, les cotisations sociales et l’organisation du recrutement.

Le statut de travailleur détaché en France expliqué
Pour un intérimaire roumain souhaitant travailler en France, le détachement constitue souvent la voie la plus rapide pour une mission temporaire. Le principe est clair : l’entreprise roumaine envoie son salarié en France dans le cadre de la directive 96/71/CE, tout en maintenant son affiliation à la sécurité sociale roumaine grâce au formulaire A1. Ce document doit être obtenu auprès de l’organisme compétent en Roumanie avant le départ. En parallèle, la déclaration sur la plateforme SIPSI, gérée par la DREETS, doit être faite avant le début de la mission.
Le cadre légal est précis. La mission dure en principe 12 mois, avec une prolongation possible jusqu’à 18 mois sur demande motivée, le cumul de deux périodes successives pouvant atteindre 24 mois, au-delà desquels le régime français de sécurité sociale s’applique. Un délai de carence de 2 mois s’applique entre deux détachements successifs sur un même poste. Au-delà de 24 mois consécutifs, le travailleur roumain en France relève automatiquement du régime français de sécurité sociale. Pour l’ employeur, l’impact est concret : les cotisations sociales passent alors de 31,5 % à 51,7 %.
| Critère | Travailleur détaché | Embauche directe |
| Sécurité sociale | Régime roumain (formulaire A1) | Régime français dès le 1er jour |
| Durée maximale | 12 mois (prolongeable à 24 mois) | Illimitée (CDI) ou définie (CDD) |
| Déclaration obligatoire | SIPSI (DREETS) avant la mission | DPAE auprès de l’URSSAF (8 jours avant) |
| Autorisation de travail | Aucune (citoyen UE) | Aucune (citoyen UE) |
| Droits du travail français | Applicables intégralement | Applicables intégralement |
| Accès CPF / formation | Limité pendant la mission | Complet dès la prise de poste |
Dans les deux cas, aucune autorisation de travail n’est requise pour un citoyen roumain. En revanche, pour travailler légalement en France, l’entreprise doit respecter le bon formalisme : SIPSI en cas de détachement, DPAE en cas d’embauche directe.
Travailler en intérim via une agence franco-roumaine
Pour accéder rapidement à une offre emploi roumain et sécuriser un projet d’ emploi, passer par une agence d’intérim franco-roumaine est souvent la solution la plus fluide. Elle coordonne les contrats, les déclarations, l’hébergement et la mise en relation entre l’ entreprise française et les candidats.
Ces missions servent souvent de passerelle vers un CDD ou un CDI. Les besoins restent particulièrement forts dans le BTP (maçons, électriciens, plombiers, peintres), l’agriculture saisonnière, la santé (aides-soignants, infirmiers), l’informatique et la logistique. Avec un accompagnement structuré, un travailleur roumain en France peut enchaîner sur un CDD puis un CDI au sein de la même entreprise.
Droits et conditions de travail des étrangers roumains en France
Qu’il soit détaché ou recruté directement par une entreprise, un salarié roumain bénéficie en France des mêmes droits qu’un salarié français : même protection sociale, mêmes règles de rémunération, mêmes obligations de sécurité.
Salaire, temps de travail et congés : le cadre à respecter pour l’employeur
La réponse est claire : les règles applicables sont celles du droit du travail en France, sans traitement différencié lié à la nationalité.
Le salaire minimum correspond au SMIC, fixé à 11,65 € brut de l’heure, sauf si la convention collective prévoit un niveau plus favorable. La durée légale du travail est de 35 heures par semaine, avec un plafond de 48 heures sauf dérogation. Les heures supplémentaires sont majorées de 25 % pour les 8 premières, puis de 50 % au-delà. Les congés payés sont de 2,5 jours ouvrables par mois travaillé, soit 5 semaines par an. Les jours fériés légaux s’appliquent également. Enfin, le repos quotidien minimal est de 11 heures consécutives et le repos hebdomadaire de 35 heures.
L’ employeur doit aussi garantir la santé et la sécurité au poste de travail : équipements adaptés, formations obligatoires, respect des normes d’hygiène et de prévention du secteur. Dès le premier jour, un Roumain en France doit pouvoir exercer son activité dans des conditions identiques à celles de ses collègues.
Formation, assurance chômage et accès à l’emploi francophone
Pour un candidat qui vise un emploi qualifié, notamment dans des bassins dynamiques comme Strasbourg, la maîtrise du français change concrètement l’accès aux opportunités. La forte demande autour de l’emploi à Strasbourg (requête très recherchée en Roumanie) illustre bien cette réalité : un niveau B1 ou B2 est généralement recommandé pour accéder aux postes les plus qualifiés et aux perspectives les mieux rémunérées.
Dès la prise de poste, l’accès à la formation professionnelle est ouvert dans les mêmes conditions que pour tout autre salarié : CPF (Compte personnel de formation), plan de développement des compétences et VAE (validation de l’expérience, pour faire reconnaître officiellement ses acquis). Les droits à l’assurance chômage s’ouvrent après 130 jours ou 910 heures travaillées en France sur les 24 derniers mois.
- CPF : mobilisable pour financer une formation qualifiante ou certifiante choisie par le salarié.
- Allocations chômage : les travailleurs roumains peuvent s’inscrire à France Travail et percevoir des allocations après la durée minimale d’activité requise.
- Formulaire U1 : il permet de faire valoir des périodes travaillées dans un autre pays de l’Union européenne pour l’ouverture des droits.
- VAE : les compétences acquises en Roumanie ou en France peuvent être transformées en diplôme ou en certification reconnue.
Intégration, conformité et démarches administratives à sécuriser
Une intégration réussie repose généralement sur trois leviers : un cadre légal maîtrisé, un accompagnement linguistique adapté et une vigilance réelle contre les discriminations.
- Langue : un niveau insuffisant en français peut freiner l’accès à certains postes et compliquer l’intégration au quotidien.
- Égalité de traitement : l’ employeur doit garantir le même accès au salaire, à l’évolution professionnelle et aux conditions de travail.
- Sous-traitance : dans le BTP ou la logistique, le contrôle des pratiques reste essentiel pour éviter toute non-conformité.
Un point doit être clarifié : pour un citoyen roumain, il n’y a pas à demander une autorisation spécifique pour occuper un poste en France. Autrement dit, l’ autorisation de travail n’est pas requise dans ce cadre, pas plus qu’un titre de séjour pour exercer une activité salariée liée à ce statut. Confondre ces règles avec celles applicables à d’autres profils d’ étrangers en France rallonge inutilement les démarches administratives et retarde des recrutements pourtant simples à mettre en place.
Pour autant, chaque situation de séjour, de contrat ou d’organisation opérationnelle mérite d’être vérifiée avec méthode, surtout lorsqu’une entreprise gère plusieurs nationalités ou des missions en sous-traitance. Se faire accompagner permet de sécuriser trois dimensions à la fois : la conformité documentaire, la fluidité du recrutement et la stabilité du salarié dans son poste. Une approche pragmatique, utile et directement opérationnelle.
Foire aux questions
Est-il possible de travailler en France avec une carte d’identité roumaine sans carte de séjour ?
Oui. Un citoyen roumain (ou plus largement tout ressortissant roumain) peut travailler légalement en France avec sa carte d’identité nationale ou son passeport en cours de validité : aucune carte de séjour, aucun titre de séjour et aucune autorisation de travail ne sont exigés.
Concrètement, pour l’embauche d’un ressortissant roumain, l’employeur vérifie simplement l’identité du candidat. Aucun document de séjour complémentaire n’est à demander.
Quelles sont les obligations de l’employeur pour l’embauche d’un Roumain en France ?
Pour l’employeur, l’embauche d’un ressortissant roumain suit les formalités classiques de tout recrutement : effectuer la DPAE auprès de l’URSSAF au plus tard dans les 8 jours avant la prise de poste, inscrire le salarié au registre unique du personnel dès son arrivée, puis formaliser le contrat de travail en français.
Il faut aussi organiser la visite médicale dans les délais prévus. En revanche, il n’y a ni taxe OFII, ni procédure spécifique liée à une autorisation de travail, ni vérification d’une carte de séjour ou d’un titre de séjour.
Un diplôme roumain est-il reconnu en France pour exercer un emploi qualifié ?
Dans la plupart des cas, oui. Les diplômes obtenus en Roumanie sont couverts par le système européen de reconnaissance des qualifications professionnelles (directive 2005/36/CE), ce qui facilite leur acceptation en France.
Il faut toutefois distinguer deux situations. Pour les professions réglementées, comme médecin, infirmier, architecte ou avocat, une reconnaissance formelle auprès de l’autorité française compétente reste nécessaire. Pour les métiers non réglementés, par exemple dans le BTP, la logistique ou la restauration, l’employeur apprécie directement les compétences, l’expérience et l’adéquation au poste. Le diplôme roumain est alors, en général, accepté sans démarche administrative supplémentaire.